giovedì 12 marzo 2026

TAR Emilia-Romaña: la Jefatura de Policía debe emitir el permiso estacional, no puede archivar la solicitud

 TAR Emilia-Romaña: la Jefatura de Policía debe emitir el permiso estacional, no puede archivar la solicitud

Una importante sentencia del Tribunal Administrativo Regional (TAR) de Emilia-Romaña, Sección Primera, publicada el 27 de febrero de 2026 (recurso inscrito en el registro general número 1845 de 2025), aclara un principio fundamental en materia de derecho de extranjería: el retraso administrativo no puede justificar el archivo de una solicitud válida de permiso de residencia por trabajo estacional.

El texto íntegro de la sentencia está disponible en el siguiente enlace:
https://www.calameo.com/books/00807977501d9892e7353

El caso se refiere a un ciudadano extranjero que había entrado legalmente en Italia con visado de trabajo estacional, había obtenido la autorización laboral correspondiente, firmado el contrato y presentado correctamente la solicitud del permiso de residencia. Además, cumplió con todas las formalidades previstas por la normativa, incluido el trámite de toma de huellas.

A pesar de ello, la Jefatura de Policía no procedió a la emisión material del permiso y posteriormente decidió archivar la solicitud.

La Administración justificó su decisión alegando que, debido al escaso tiempo entre la fase de instrucción y la conclusión del procedimiento administrativo, no fue posible imprimir la tarjeta de residencia dentro del plazo.

El TAR rechazó esta argumentación. Según el Tribunal, un retraso imputable a la Administración no puede perjudicar al solicitante. Cuando se cumplen los requisitos sustanciales y formales exigidos por la ley, las ineficiencias organizativas internas no constituyen una base legítima para archivar la solicitud.

La sentencia tiene además una relevancia práctica importante. El Tribunal señala que la falta de emisión del permiso estacional puede haber afectado directamente la posibilidad de solicitar su conversión en permiso de trabajo subordinado ordinario, conforme al artículo 24 del Decreto Legislativo número 286 de 1998.

Aunque la conversión requiere una solicitud específica del trabajador y no puede ser evaluada de oficio por la Administración, esta última debe, en primer lugar, cumplir con su obligación de emitir el permiso estacional solicitado. Solo después podrá examinarse la eventual conversión.

La decisión reafirma un principio esencial del derecho administrativo: la ineficiencia del aparato público no puede transformarse en una sanción indirecta contra un trabajador extranjero que ha cumplido todas las obligaciones legales.

En un ámbito donde el respeto de los plazos puede determinar la diferencia entre situación regular e irregular, esta sentencia representa una referencia relevante para futuros litigios relacionados con retrasos en la expedición de permisos de residencia.

Avv. Fabio Loscerbo

mercoledì 11 marzo 2026

Ascolta "العنوان_ التنبيه في نظام شنغن SIS وإلغاء التأشيرة_ المحكمة الإدارية في روما ترفض التطبيق التلقائي_" su Spreaker.

La révocation du permis de séjour UE de longue durée entre appréciation de la dangerosité et obligation de délivrer un titre alternatif : note sous TAR Émilie-Romagne, Première Section, 26 février 2026, n° 334

 La révocation du permis de séjour UE de longue durée entre appréciation de la dangerosité et obligation de délivrer un titre alternatif : note sous TAR Émilie-Romagne, Première Section, 26 février 2026, n° 334

La décision rendue par le Tribunal administratif régional pour l’Émilie-Romagne, Première Section, le 26 février 2026, n° 334 (affaire inscrite au rôle général numéro 58 de 2026), offre une contribution significative à l’interprétation de l’article 9 du décret législatif n° 286 du 25 juillet 1998 (Texte unique sur l’immigration), en matière de révocation du permis de séjour UE pour résidents de longue durée.

Le texte intégral de la décision est consultable au lien suivant :
https://www.calameo.com/books/008079775aec2d43b9d32

L’affaire trouve son origine dans la décision de la Questura de Bologne de révoquer le permis de séjour de longue durée d’un ressortissant étranger, au motif d’une dangerosité sociale déduite de condamnations pénales définitives pour des infractions d’une particulière gravité. Le requérant soutenait notamment que la révocation avait été adoptée de manière automatique et que l’administration n’avait pas correctement évalué son intégration sociale, familiale et professionnelle en Italie.

Le Tribunal rappelle que l’article 9, paragraphe 4, du Texte unique prévoit que le permis de séjour UE pour résidents de longue durée ne peut être délivré aux étrangers considérés comme dangereux pour l’ordre public ou la sécurité de l’État. En vertu du paragraphe 7, le titre peut être révoqué lorsque les conditions exigées pour sa délivrance viennent à manquer. Toutefois, la norme impose une appréciation substantielle et individualisée, qui tienne compte de la durée du séjour sur le territoire national ainsi que du degré d’insertion sociale, familiale et professionnelle de l’intéressé.

La décision s’inscrit dans le prolongement d’une jurisprudence constante selon laquelle la révocation du permis de longue durée ne peut résulter d’un automatisme entre condamnation pénale et perte du statut. Une évaluation actuelle de la dangerosité est requise, fondée sur la personnalité du sujet et sur la gravité concrète des faits. En l’espèce, le Tribunal considère que l’administration a procédé à une telle analyse, en examinant la nature des infractions, leur impact sur les droits fondamentaux et la conduite globale du requérant. L’appréciation n’a pas été jugée entachée d’illogisme ou d’irrationalité, et la révocation a donc été confirmée sous cet aspect.

L’élément le plus novateur de la décision concerne toutefois l’article 9, paragraphe 9, du Texte unique. Cette disposition prévoit que, lorsque le permis de longue durée est révoqué et qu’aucune mesure d’expulsion n’est adoptée, l’étranger doit se voir délivrer un autre type de permis de séjour en application de la législation en vigueur. Il s’agit d’une règle garantissant la continuité du statut juridique, empêchant que la révocation du titre renforcé n’entraîne automatiquement une situation d’irrégularité.

Dans le cas d’espèce, la Questura n’avait procédé à aucune évaluation relative à la délivrance d’un titre alternatif. Le Tribunal a donc accueilli partiellement le recours, en annulant la décision dans la mesure où cette obligation légale n’avait pas été respectée. L’administration devra réexaminer la situation du requérant et se prononcer expressément sur la possibilité d’octroyer un autre titre de séjour.

La décision met en lumière un équilibre délicat entre la protection de l’ordre public et la garantie des droits fondamentaux. Si l’administration dispose d’un pouvoir discrétionnaire en matière de sécurité, ce pouvoir doit s’exercer dans le respect intégral du cadre normatif. La révocation d’un permis de longue durée ne peut créer un vide juridique ; en l’absence d’expulsion, une nouvelle qualification du séjour doit être envisagée.

Cette jurisprudence confirme ainsi que, même en matière d’immigration, la discrétion administrative demeure encadrée par les principes de proportionnalité, de légalité et de complétude procédurale, au cœur de l’État de droit.

Avv. Fabio Loscerbo
ORCID: 0009-0004-7030-0428

TAR Émilie-Romagne : la Questura doit délivrer le titre de séjour saisonnier, elle ne peut pas classer la demande

 TAR Émilie-Romagne : la Questura doit délivrer le titre de séjour saisonnier, elle ne peut pas classer la demande

Une décision importante du Tribunal Administratif Régional (TAR) d’Émilie-Romagne, Première Section, publiée le 27 février 2026 (recours inscrit au rôle général numéro 1845 de 2025), apporte une clarification significative en matière de droit de l’immigration : un retard administratif ne peut justifier l’archivage d’une demande régulière de titre de séjour pour travail saisonnier.

Le texte intégral de la décision est disponible ici :
https://www.calameo.com/books/00807977501d9892e7353

L’affaire concernait un ressortissant étranger entré légalement en Italie avec un visa pour travail saisonnier, muni d’une autorisation de travail et ayant signé un contrat conforme à la réglementation. L’intéressé avait régulièrement déposé sa demande de titre de séjour et accompli les formalités prévues, notamment le relevé des empreintes.

Malgré cela, la Questura n’a pas procédé à l’émission matérielle du titre de séjour et a ultérieurement décidé de classer la demande.

L’administration a justifié sa décision en invoquant des délais trop courts entre l’instruction du dossier et la conclusion de la procédure, estimant qu’il n’avait pas été possible d’imprimer la carte de séjour à temps.

Le TAR a rejeté cette argumentation. Selon le Tribunal, un retard imputable à l’administration ne peut produire d’effets défavorables à l’égard du demandeur. Lorsque les conditions substantielles et formelles sont réunies, des difficultés organisationnelles internes ne sauraient constituer un fondement légitime pour l’archivage.

Au-delà de la question procédurale immédiate, la décision présente une portée plus large. Le Tribunal souligne que l’absence de délivrance du titre saisonnier peut avoir compromis la possibilité pour l’intéressé de demander sa conversion en titre de séjour pour travail salarié ordinaire, conformément à l’article 24 du décret législatif numéro 286 de 1998.

Si la conversion ne peut être examinée d’office et nécessite une demande spécifique du travailleur, l’administration demeure tenue, en premier lieu, de délivrer le titre saisonnier régulièrement sollicité. Ce n’est qu’ensuite que la question de la conversion peut être examinée.

La décision réaffirme un principe fondamental du droit administratif : l’inefficacité de l’administration ne peut se transformer en sanction indirecte à l’encontre d’un travailleur étranger ayant respecté toutes les obligations légales.

Dans un domaine où le respect des délais conditionne souvent la régularité du séjour, cette clarification revêt une importance particulière et pourrait constituer un précédent significatif pour les contentieux futurs relatifs aux retards dans la délivrance des titres de séjour.

Avv. Fabio Loscerbo

martedì 10 marzo 2026

العنوان: إشارة شنغن وتصريح الإقامة


 

Revocation of the EU Long-Term Residence Permit Between Public Security Assessment and the Obligation to Grant an Alternative Residence Status: Commentary on TAR Emilia-Romagna, First Section, 26 February 2026, No. 334

 Revocation of the EU Long-Term Residence Permit Between Public Security Assessment and the Obligation to Grant an Alternative Residence Status: Commentary on TAR Emilia-Romagna, First Section, 26 February 2026, No. 334

The judgment delivered by the Regional Administrative Court for Emilia-Romagna (First Section) on 26 February 2026, No. 334 (case registered under general docket number 58 of 2026), provides an important opportunity to examine the legal framework governing the revocation of the EU long-term residence permit under Article 9 of Legislative Decree No. 286 of 25 July 1998 (Italian Immigration Consolidated Act).

The full text of the decision is available at the following link:
https://www.calameo.com/books/008079775aec2d43b9d32

The case originated from a decision of the Police Headquarters of Bologna revoking an EU long-term residence permit on the basis of a finding of social dangerousness, grounded in final criminal convictions for particularly serious offences. The applicant challenged the measure, arguing, inter alia, that the revocation was de facto automatic and that the administration had failed to properly assess his social, family and professional integration in Italy.

The Court addressed the structure of Article 9 of the Immigration Act. Paragraph 4 provides that the EU long-term residence permit cannot be granted to foreigners who are considered a threat to public order or State security. By virtue of the combined effect of paragraphs 4 and 7, the permit may also be revoked where the relevant conditions are no longer met. However, the provision requires a substantive assessment: the authority must consider the duration of lawful residence in Italy and the level of social, family and professional integration of the person concerned.

The judgment aligns with consolidated case law holding that revocation of long-term residence status cannot be based on an automatic link between criminal conviction and loss of status. A current and individualized assessment of dangerousness is required. In the present case, the Court found that the administration had carried out such an assessment, examining the seriousness of the offences, the impact on fundamental rights, and the applicant’s overall conduct. The evaluation was deemed neither illogical nor unreasonable, and therefore the revocation was upheld as lawful in that respect.

The most significant aspect of the ruling concerns Article 9, paragraph 9, of the Immigration Act. This provision states that where a long-term EU residence permit is revoked and expulsion is not ordered, the foreign national must be granted another type of residence permit in accordance with the Immigration Act. The norm embodies a principle of legal continuity: the loss of the “enhanced” long-term status does not automatically entail irregular stay.

In the case at hand, the Police Authority failed to carry out any assessment regarding the possible issuance of an alternative residence permit. The Court therefore partially upheld the appeal, annulling the decision insofar as it omitted consideration of this statutory obligation. The administration is now required to re-examine the applicant’s position and to assess, in light of his current circumstances, whether the requirements for a different residence permit are met.

The judgment is noteworthy for its balanced approach. On the one hand, it reaffirms the administration’s discretionary power to protect public order through a properly reasoned and individualized dangerousness assessment. On the other, it underscores that such discretion must operate within the full framework of statutory guarantees. Revocation cannot create a legal vacuum; if expulsion is not imposed, a new legal status must be evaluated.

The decision thus reinforces a core principle of the rule of law in immigration matters: administrative discretion must always be exercised in compliance with proportionality, procedural completeness, and substantive legality.

Avv. Fabio Loscerbo
ORCID: 0009-0004-7030-0428

TAR Emilia-Romagna: Police Headquarters Must Issue Seasonal Residence Permit, Cannot Simply Archive It

 TAR Emilia-Romagna: Police Headquarters Must Issue Seasonal Residence Permit, Cannot Simply Archive It

A significant ruling by the Regional Administrative Tribunal (TAR) of Emilia-Romagna, First Section, published on 27 February 2026 (case registered under general register number 1845 of 2025), clarifies an important principle in Italian immigration law: administrative delay cannot justify the archiving of a lawful application for a seasonal residence permit.

The full judgment is available here:
https://www.calameo.com/books/00807977501d9892e7353

The case concerned a foreign national who had lawfully entered Italy with a seasonal work visa, obtained the necessary work authorization, signed the employment contract, and duly submitted the application for a seasonal residence permit. Despite compliance with all legal requirements, the Police Headquarters failed to proceed with the physical issuance of the permit card and later archived the application.

The administration justified its decision by referring to “short timeframes” between the administrative processing stage and the conclusion of the procedure, arguing that it had not been possible to print the residence permit in time.

The TAR rejected this reasoning. According to the Court, a delay attributable to the administration cannot operate to the detriment of the applicant. Where the substantive and formal requirements for issuing the permit are met, organizational inefficiencies cannot serve as a lawful basis for archiving the request.

Beyond the immediate procedural issue, the ruling has broader implications. The Court noted that the failure to issue the seasonal permit may have directly affected the applicant’s ability to apply for its conversion into a standard subordinate employment permit under Article 24 of Legislative Decree no. 286 of 1998.

While the Tribunal clarified that conversion cannot be assessed ex officio and must be requested through a specific application, it emphasized that the administration must first fulfill its obligation to issue the seasonal permit. Only thereafter can any evaluation concerning conversion take place.

The judgment reaffirms a core principle of administrative law: public inefficiency cannot become an indirect sanction against a foreign worker who has complied with all legal obligations. In the field of immigration law—where procedural timing often determines the difference between lawful stay and irregularity—such clarification is particularly significant.

This decision may serve as an important precedent in future disputes concerning delays in the issuance of residence permits and their impact on the continuity of lawful employment in Italy.

Avv. Fabio Loscerbo

New on TikTok: Silence de l’administration et permis de séjour pour travailleur à distance : quand le recours débloque la procédure Bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Droit de l’Immigration. Je suis l’avocat Fabio Loscerbo. Aujourd’hui, nous analysons une décision importante du Tribunal administratif régional pour l’Émilie-Romagne, section première, affaire numéro ruolo generale 235 de 2026, publiée le 10 avril 2026. L’affaire concerne un ressortissant étranger entré en Italie avec un visa pour travail à distance, le remote worker, qui avait présenté une demande de permis de séjour en utilisant le kit postal, conformément aux indications de la Questure. Le point central est le suivant : malgré le dépôt régulier de la demande et une mise en demeure formelle, l’administration est restée totalement silencieuse. Aucun rendez-vous, aucune demande de pièces complémentaires, aucune décision. Face à cette inertie, le requérant a introduit un recours pour faire constater le silence de l’administration et obtenir l’obligation de conclure la procédure. Ce n’est qu’après la notification du recours que l’administration a agi, en demandant des documents complémentaires et en lançant enfin l’instruction de la demande. Cela a conduit à une extinction du litige pour disparition de l’objet, mais le Tribunal a tout de même condamné l’administration aux dépens, en reconnaissant une « défaite virtuelle ». Le principe est clair : l’administration ne peut pas rester inactive. Même en droit de l’immigration, le silence constitue une violation des obligations procédurales. Et surtout, cette décision confirme une réalité bien connue des praticiens : dans de nombreux cas, c’est précisément le recours juridictionnel qui contraint l’administration à agir. En conclusion, cette décision renforce la protection des étrangers face à l’inertie administrative et souligne l’importance du recours contre le silence comme instrument effectif de garantie des droits. Merci de votre écoute et à bientôt pour un nouvel épisode de Droit de l’Immigration.

https://ift.tt/znUebLl