lunedì 25 maggio 2026

New on TikTok: Révocation de la protection subsidiaire et refus du titre de séjour : la sécurité publique prévaut Bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Droit de l’immigration. Je suis l’avocat Fabio Loscerbo. Aujourd’hui, nous analysons une décision particulièrement importante rendue par le Consiglio di Stato : l’arrêt numéro 3392 de 2026, relatif au recours inscrit sous le numéro de rôle général 3348 de 2025 . L’affaire concerne un ressortissant étranger vivant en Italie depuis de nombreuses années, avec un niveau d’intégration significatif : emploi stable, présence familiale et résidence durable sur le territoire. Malgré cela, l’administration a d’abord révoqué le statut de protection subsidiaire, puis refusé la délivrance de tout autre titre de séjour, y compris pour motifs familiaux, en considérant l’intéressé comme socialement dangereux en raison d’une condamnation pénale grave. Le point juridique central est très clair : lorsque le statut de protection disparaît, la révocation du titre de séjour correspondant constitue un acte administratif contraint. Il ne s’agit pas d’un pouvoir discrétionnaire. À cela s’ajoute l’évaluation de la dangerosité sociale, qui – selon le Conseil d’État – relève de l’autorité de sécurité publique et peut se fonder sur une appréciation globale du comportement de la personne, au-delà de la seule condamnation pénale. La défense avait invoqué le droit au respect de la vie privée et familiale, consacré notamment par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que le niveau d’intégration et la présence de la famille en Italie. Toutefois, le juge administratif a validé la mise en balance opérée par l’administration, en affirmant que la sécurité publique peut légitimement prévaloir même face à une intégration consolidée. Un autre point essentiel concerne la réhabilitation pénale : celle-ci, si elle intervient après la décision administrative, n’a aucun effet sur sa légalité. Le contrôle juridictionnel s’effectue en effet sur la base des circonstances existantes au moment de l’adoption de l’acte, conformément au principe du tempus regit actum. Autrement dit, les éléments favorables survenus ultérieurement ne peuvent être pris en compte que dans le cadre d’une nouvelle procédure administrative, et non pour remettre en cause une décision déjà adoptée. Le message de cette décision est clair : l’intégration est un élément important, mais elle ne suffit pas à elle seule. Lorsque des exigences de sécurité publique sont en jeu, le droit au séjour peut être refusé, même après de nombreuses années de présence sur le territoire. C’est précisément sur cet équilibre que se construit aujourd’hui l’évolution du droit de l’immigration. À très bientôt.

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domenica 24 maggio 2026

New on TikTok: Renouvellement du titre de séjour étudiant accordé par le juge : l’absence à un rendez-vous en préfecture ne prouve pas l’abandon de la procédure Bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Droit de l’Immigration. Je suis l’avocat Fabio Loscerbo et aujourd’hui nous analysons une décision importante du Tribunal Administratif Régional d’Émilie-Romagne, Première Section, arrêt numéro 759 de 2026, dans l’affaire numéro rôle général 523 de 2026, publiée le 23 avril 2026. Il s’agit d’une décision particulièrement intéressante parce qu’elle répond à une question récurrente en droit des étrangers : l’absence à un seul rendez-vous auprès de l’administration peut-elle justifier automatiquement le refus de renouvellement d’un titre de séjour ? Selon ce jugement, la réponse est non. L’affaire concernait une étudiante étrangère dont la demande de renouvellement du titre de séjour pour études avait été rejetée parce qu’elle ne s’était pas présentée à un rendez-vous fixé pour les relevés biométriques. L’administration avait considéré cette absence comme une preuve de désintérêt pour la procédure. Le Tribunal rejette cette logique. Les juges rappellent un principe fondamental : les procédures en matière d’immigration ne peuvent être gouvernées par des automatismes rigides. Toute décision administrative doit respecter le principe de proportionnalité, reposer sur une instruction complète et prendre en compte les circonstances concrètes du cas individuel. Dans cette affaire, le Tribunal a considéré comme déterminants plusieurs éléments : l’absence était liée à la grave maladie de la mère de l’étudiante, son éloignement de l’Italie avait été limité, son parcours universitaire s’était poursuivi, les examens requis avaient été validés, et une activité professionnelle à temps partiel démontrait son autonomie économique. Un autre passage essentiel concerne les garanties procédurales. Le Tribunal affirme que si des documents manquaient au dossier, l’administration devait permettre leur régularisation au lieu de prononcer immédiatement un refus. Cette décision dépasse ainsi le seul contentieux du titre étudiant. Elle devient une décision sur le respect du contradictoire, la raisonnabilité de l’action administrative et les limites d’un formalisme bureaucratique excessif. Le principe dégagé est clair : manquer un rendez-vous ne suffit pas, à lui seul, à démontrer l’abandon d’une procédure lorsque les faits montrent un intérêt réel et constant à conserver un séjour régulier. Et ce principe peut avoir une portée plus large, chaque fois que l’administration prétend déduire un désintérêt à partir d’un incident procédural isolé, sans apprécier la situation globale de la personne concernée. Une décision importante, donc, en faveur de la légalité, de la proportionnalité et des garanties procédurales en droit de l’immigration. Merci d’avoir écouté cet épisode de Droit de l’Immigration. À très bientôt.

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Ascolta "العنوان: العامل المنتدب في إيطاليا: عدم مشروعية رفض تجديد تصريح الإقامة بسبب غياب تمديد تصريح العمل (محكمة تار ماركي، رقم السجل العام 454 لس" su Spreaker.

New on TikTok: Residence permit denied by the Police but granted by the Court: a job and real integration are enough for special protection Welcome to a new episode of the podcast Immigration Law. My name is lawyer Fabio Loscerbo, and today we address a very practical issue: what happens when the Police deny a residence permit, but the Court overturns that decision. We are talking about a judgment of the Court of Bologna, case number 591 of 2025, concerning the recognition of special protection . The Police had denied the permit, arguing that the applicant had not demonstrated sufficient integration. This is a very common reasoning in practice: authorities often expect an almost “perfect” level of integration, as if a foreign national had to prove complete and definitive social inclusion. The Court takes a different approach, one that is more consistent with the law and recent case law. It clearly states that full integration is not required. What matters is a serious and concrete path of integration, even if it is still ongoing. In this case, the applicant had a stable job, an income, had attended language courses, and had been living in Italy for several years. All these elements, taken together, show real social integration. At this point, a key legal principle comes into play: the right to private life under Article 8 of the European Convention on Human Rights. This concept does not only concern family ties, but also includes social relationships, work, and the life a person builds over time. The Court states that removing a person in such circumstances would mean uprooting them and seriously affecting their fundamental rights. It also adds an important point: if there are no concerns related to public safety or public order, the State’s interest in expulsion becomes weak. The outcome is clear: the Court recognizes the right to a residence permit for special protection, valid for two years, renewable and convertible into a work permit . The message of this decision is straightforward: if a person works, integrates, and builds a life in Italy, this reality cannot be ignored. And this is exactly where the future of immigration law will increasingly be decided. Thank you for listening, and see you soon for a new episode of Immigration Law.

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Ascolta "Silencio de la administración y permiso de residencia para trabajador remoto_ cuando el recurso desbloquea el procedimiento" su Spreaker.

New on TikTok: Protección concedida por un juez, pero permiso denegado por alerta SIS ¿Qué ocurre cuando un tribunal reconoce protección internacional, pero las autoridades niegan el permiso por una alerta SIS? En este episodio explico por qué este caso de Brescia plantea cuestiones clave sobre Schengen y la efectividad de los derechos.

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Autorisation de travail révoquée : une décision italienne redéfinit les limites du titre de séjour pour recherche d’emploi

 Autorisation de travail révoquée : une décision italienne redéfinit les limites du titre de séjour pour recherche d’emploi

Une récente décision du Tribunal administratif régional d’Émilie-Romagne apporte une clarification importante sur un sujet sensible du droit de l’immigration : que se passe-t-il lorsqu’un étranger entre légalement en Italie avec un visa de travail, mais que l’autorisation de travail à l’origine de cet accès au territoire est ensuite révoquée.

Par son jugement numéro 773 du 27 avril 2026, le Tribunal a rejeté le recours d’un ressortissant étranger entré en Italie dans le cadre du système des quotas de travail, mais qui n’avait pas pu finaliser son embauche, l’employeur étant devenu introuvable. Le requérant soutenait qu’à défaut d’obtenir un permis pour travail, il aurait dû au moins se voir reconnaître un titre de séjour pour recherche d’emploi.

Le Tribunal n’a pas suivi cette argumentation.

La décision repose sur une distinction juridique précise : le titre de séjour pour recherche d’emploi suppose la cessation d’une relation de travail valablement constituée et interrompue pour des raisons indépendantes de la volonté du travailleur. Il ne peut pas servir de solution alternative lorsqu’aucune relation de travail juridiquement valable n’a jamais réellement existé.

C’est là le cœur de la décision.

Selon le Tribunal, dès lors que l’autorisation initiale de travail est révoquée parce que les conditions légales faisaient défaut dès l’origine, la base juridique du séjour disparaît également. Le droit au séjour ne peut alors être reconstruit par le biais du permis pour recherche d’emploi.

Cette lecture stricte pourrait avoir des conséquences importantes.

Le contentieux lié au système italien des quotas de travail révèle fréquemment des situations où des travailleurs étrangers, entrés régulièrement, se retrouvent fragilisés par des dysfonctionnements administratifs ou des défaillances imputables aux employeurs. Cette décision indique que le juge administratif n’est pas disposé, du moins dans cette configuration, à transformer le titre pour recherche d’emploi en instrument correctif.

Le Tribunal a également écarté l’argument fondé sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme relatif à la vie privée et familiale, considérant que les circonstances du dossier ne permettaient pas d’en faire application.

Pour les praticiens du droit de l’immigration, l’enseignement est clair : dans les procédures liées aux quotas de travail, la validité de l’autorisation initiale demeure déterminante, et toute contestation d’une révocation doit être envisagée rapidement.

Au-delà du cas concret, cette affaire relance un débat plus large sur la tension entre rigueur administrative et protection des personnes ayant fondé leur parcours migratoire sur une admission régulière.

Un débat appelé, sans doute, à se poursuivre.

Fabio Loscerbo
Avocat
ORCID : https://orcid.org/0009-0004-7030-0428

New on TikTok: Signalement SIS : dans quels cas peut-il empêcher la délivrance d'un titre de séjour ? Bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Droit de l'Immigration. Je suis Maître Fabio Loscerbo. Aujourd'hui, nous abordons les effets d'un signalement dans le Système d'information Schengen, ou SIS, sur la délivrance d'un titre de séjour en Italie, à travers une importante décision du Tribunal administratif régional d'Émilie-Romagne, publiée le 1er juillet 2026, rendue dans la procédure inscrite au registre général sous le numéro 813 de l'année 2022. L'affaire concerne un ressortissant étranger qui avait présenté une demande de régularisation dans le cadre de la procédure italienne d'émergence du travail irrégulier. La Questure de Modène a toutefois rejeté sa demande en raison d'un signalement SIS introduit par les autorités françaises aux fins de non-admission dans l'espace Schengen. Le requérant soutenait que l'administration italienne aurait dû examiner sa situation personnelle au lieu de se fonder automatiquement sur le signalement émis par un autre État membre. Le Tribunal a rejeté le recours et a réaffirmé un principe juridique particulièrement important. Selon les juges, un signalement SIS aux fins de non-admission constitue, en règle générale, un obstacle juridique à la délivrance d'un titre de séjour. Par conséquent, la décision de la Questure est un acte lié, qui ne laisse aucune marge d'appréciation à l'administration. Les autorités italiennes ne sont pas tenues d'évaluer à nouveau la dangerosité de l'intéressé ni de contrôler la légalité de la décision prise par l'État qui a introduit le signalement. La décision rappelle toutefois une exception importante prévue par le droit européen. Un État peut délivrer un titre de séjour malgré un signalement SIS, mais uniquement en présence de motifs sérieux, notamment des raisons humanitaires ou des obligations découlant du droit international. Dans une telle hypothèse, il doit d'abord engager une procédure de consultation avec l'État ayant inscrit le signalement dans le système Schengen. Cette décision confirme donc un principe désormais bien établi en droit de l'immigration : un signalement SIS n'est pas une simple information administrative. Il produit des effets juridiques directs et peut empêcher la délivrance d'un titre de séjour en Italie. Ce n'est que dans des situations exceptionnelles, expressément prévues par la loi, que cet obstacle peut être levé. Merci d'avoir écouté cet épisode du podcast Droit de l'Immigration. Je suis Maître Fabio Loscerbo et je vous donne rendez-vous dans un prochain épisode consacré aux décisions de justice, aux évolutions législatives et aux principales questions du droit italien de l'immigration.

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