giovedì 15 gennaio 2026

Protezione complementare e integrazione: il decreto del Tribunale di Bologna del 5 dicembre 2025 riafferma la centralità dei diritti fondamentali

 Protezione complementare e integrazione: il decreto del Tribunale di Bologna del 5 dicembre 2025 riafferma la centralità dei diritti fondamentali

Con il decreto emesso il 5 dicembre 2025, il Tribunale ordinario di Bologna, Sezione specializzata in materia di immigrazione, protezione internazionale e libera circolazione dei cittadini dell’Unione europea, interviene in modo chiaro e strutturato su uno dei nodi più delicati dell’attuale diritto dell’immigrazione: la protezione complementare e il suo rapporto con l’integrazione sociale, lavorativa e familiare dello straniero, nel quadro normativo successivo al decreto-legge n. 20/2023, convertito dalla legge n. 50/2023.

Il Collegio bolognese prende posizione contro una lettura riduttiva della riforma del 2023, affermando che l’intervento legislativo non ha inciso sul nucleo essenziale delle tutele derivanti dagli obblighi costituzionali e internazionali dello Stato italiano. In particolare, viene ribadito che la protezione complementare continua a rappresentare lo strumento attraverso cui si dà attuazione al diritto d’asilo costituzionale ex art. 10, terzo comma, Cost., nonché alla tutela della vita privata e familiare sancita dall’art. 8 CEDU.

Il decreto si segnala per l’ampiezza e la profondità dell’argomentazione giuridica. Il Tribunale ricostruisce il quadro normativo dell’art. 19 del d.lgs. 286/1998, chiarendo che, anche dopo le modifiche del 2023, permane il divieto di allontanamento ogniqualvolta l’espulsione o il respingimento comportino una lesione significativa dei diritti fondamentali della persona. In tale prospettiva, l’integrazione non viene intesa come requisito automatico o meramente formale, ma come elemento sostanziale da valutare in concreto, attraverso un giudizio comparativo tra la condizione di vita raggiunta in Italia e quella che il richiedente troverebbe nel Paese di origine.

Particolarmente rilevante è il richiamo alla giurisprudenza di legittimità più recente, che il Tribunale utilizza per confermare come il radicamento sociale, lavorativo e familiare possa fondare, anche da solo, il riconoscimento della protezione complementare, quando l’allontanamento determini uno sradicamento incompatibile con uno standard minimo di vita dignitosa. Ne emerge una lettura coerente e costituzionalmente orientata dell’istituto, lontana da approcci emergenziali o meramente securitari.

Il provvedimento assume dunque un valore che va oltre il singolo caso deciso. Esso si colloca come punto di riferimento per operatori del diritto, giudici e avvocati, offrendo una ricostruzione solida dei criteri applicativi della protezione complementare e confermando che l’integrazione effettiva resta un parametro centrale nel bilanciamento tra interessi pubblici e diritti della persona.

Il testo integrale del decreto è disponibile nella pubblicazione su Calameo, consultabile al seguente link:
https://www.calameo.com/books/0080797755d45c56b466f

Avv. Fabio Loscerbo

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New on TikTok: Permis de séjour pour stage : l'administration peut-elle le refuser à cause de son propre retard ? Bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Droit de l'Immigration. Je suis Maître Fabio Loscerbo. Aujourd'hui, nous parlons du permis de séjour pour stage, à travers une importante décision du Tribunal administratif régional d'Émilie-Romagne, publiée le 29 juin 2026, rendue dans la procédure inscrite au registre général sous le numéro 632 de l'année 2026. L'affaire concerne un ressortissant étranger entré régulièrement en Italie avec un visa de séjour pour études et stage. Il avait déposé dans les délais sa demande de permis de séjour prévue par l'article 39-bis du Texte unique sur l'immigration. Le stage s'est déroulé normalement, a été mené à son terme avec succès et, par la suite, l'intéressé a même obtenu un contrat de travail à durée indéterminée. Malgré cela, la Questure de Bologne a rejeté sa demande de permis de séjour. La motivation du refus était pour le moins surprenante. L'administration soutenait que le projet de stage était désormais terminé et que l'intéressé n'avait jamais demandé la conversion de son permis de séjour pour stage en permis de séjour pour travail salarié. Le Tribunal a accueilli le recours. Les juges ont constaté que la demande de permis de séjour avait été déposée en août 2024, mais que la Questure n'avait adressé la communication préalable de refus qu'un an plus tard, alors que le stage était déjà terminé. Selon le Tribunal, l'administration ne peut pas justifier un refus en invoquant l'expiration du stage lorsque c'est précisément son propre retard qui a empêché la délivrance du permis pendant la période de validité du projet de formation. La décision aborde également une autre question particulièrement importante. La Questure reprochait au requérant de ne pas avoir demandé la conversion de son permis de séjour en permis pour travail salarié. Mais le Tribunal rappelle un principe qui relève d'abord du bon sens avant même du droit : la conversion n'est possible que si le permis de séjour pour stage a effectivement été délivré. Si ce permis n'a jamais été accordé en raison du retard de l'administration, le demandeur ne peut pas être sanctionné pour ne pas avoir présenté une demande qu'il lui était matériellement impossible de déposer. Pour toutes ces raisons, le Tribunal a annulé la décision de refus et a ordonné à l'administration de réexaminer la demande. Cette décision réaffirme un principe fondamental : le retard de l'administration ne peut jamais devenir un motif permettant de priver un étranger d'un droit lorsqu'il a respecté toutes les conditions prévues par la loi. Merci d'avoir écouté cet épisode du podcast Droit de l'Immigration. Je suis Maître Fabio Loscerbo et je vous donne rendez-vous dans un prochain épisode consacré aux décisions de justice, aux évolutions législatives et aux principales questions du droit italien de l'immigration.

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