Selon le TAR de Brescia, l'entrée par le décret-flux ne garantit pas un permis pour recherche d'emploi
Selon le TAR de Brescia, l'entrée par le décret-flux ne garantit pas un permis pour recherche d'emploi
Un travailleur étranger entré en Italie à la suite d'une autorisation d'embauche peut se retrouver sans contrat lorsque l'employeur se révèle inactif. Peut-il alors obtenir automatiquement un permis pour recherche d'emploi (« attesa occupazione ») ? Dans son jugement n° 477 du 2 avril 2026, le tribunal administratif régional de Lombardie, section de Brescia, première chambre, a répondu négativement dans les circonstances précises de l'affaire.
La situation examinée
Une entreprise coopérative avait présenté plusieurs demandes d'autorisation d'embauche dans le cadre des quotas d'immigration professionnelle. Certaines autorisations avaient été émises selon le mécanisme prévu par la législation, puis révoquées après des vérifications : l'entreprise était considérée comme inactive, ce qui affectait dès l'origine les conditions indispensables à l'embauche. Un travailleur concerné a sollicité un permis pour recherche d'emploi. La préfecture l'a refusé et il a contesté la décision.
Le raisonnement du tribunal
Le TAR a rejeté le recours. Selon lui, la possibilité de bénéficier du régime de recherche d'emploi, notamment au titre de l'article 22, paragraphe 11, du décret législatif italien n° 286/1998, ne permettait pas de corriger rétroactivement l'absence initiale des conditions légales de l'entrée pour travail. Le tribunal a distingué la perte d'un emploi effectivement établi ou l'impossibilité survenue ultérieurement de commencer un emploi, de la situation où l'entreprise ne remplissait pas les conditions requises dès le départ.
Le jugement relève également que l'absence de faute personnelle du travailleur ne suffisait pas à transformer une autorisation d'embauche irrégulièrement obtenue en droit à un nouveau titre. Une embauche ultérieure ne permettait pas, dans cette procédure, de modifier rétroactivement la légalité du refus attaqué.
Que faire dans la pratique ?
Avant le départ pour l'Italie, il convient de vérifier autant que possible la réalité de l'employeur, la cohérence de l'offre et les documents du dossier. Lorsque l'emploi n'est finalement pas établi, il faut obtenir immédiatement la décision administrative, identifier si le problème résulte d'une difficulté nouvelle ou d'une irrégularité initiale, et demander conseil sur les voies éventuellement disponibles.
Les preuves de l'autorisation, du visa, du déplacement, des échanges avec l'employeur, de l'éventuelle fermeture de l'entreprise et des nouvelles offres peuvent être déterminantes. Il ne faut cependant pas supposer qu'un nouvel employeur ou une simple recherche d'emploi suffisent à rendre régulière toute situation. Les possibilités d'action dépendent des dispositions applicables et des faits exacts.
Les limites de la décision
Il s'agit d'un jugement rendu dans une affaire où l'absence des conditions légales existait dès l'origine. Il ne tranche pas indistinctement le sort de tous les salariés qui perdent leur travail après l'obtention régulière d'un permis de séjour.
Source : TAR Lombardia, Brescia, première chambre, jugement n° 477 du 2 avril 2026, R.G. 539/2025, texte intégral sur le portail officiel de la justice administrative.
Avv. Fabio Loscerbo
Avocat habilité à plaider devant la Cour de cassation italienne
Inscrit au registre des représentants d'intérêts de la Chambre des députés italienne dans le domaine de l'immigration
Lobbyiste inscrit au registre de transparence de l'Union européenne sous le numéro 280782895721-36 dans le domaine de la migration et de l'asile
ORCID : 0009-0004-7030-0428
Article rédigé avec l'aide d'outils d'intelligence artificielle, sous la direction, la révision et la responsabilité éditoriale de l'auteur.
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